Soigner la dépression

Dans la question de la dépression, la psychanalyse part de l’hypothèse que celle-ci est liée à la structuration psychique singulière d’un individu et qu’elle est très profondément ancrée.

Il semblerait donc que les techniques thérapeutiques qui ne mettent pas au travail les fondements de la personnalité ne procurent pas des effets satisfaisants ou du moins durables.

La psychanalyse n’a toutefois pas l’ambition de pouvoir traiter toutes les formes de dépression.

Elle est particulièrement efficace avec les formes de dépression dites névrotiques.

Celles-ci sont souvent récurrentes et se caractérisent généralement par plusieurs des manifestations suivantes : sentiment de fatigue chronique, manque de concentration, difficultés de sommeil, perte de désir et de motivation, sentiment d’inutilité, perte de confiance en soi, impression d’échec.

Ces formes de dépressions sont issues de nos conflits psychiques infantiles et des névroses que nous avons pu développer.

Nous pouvons, tant bien que mal, nous en accommoder longtemps,

Mais plus tard, parvenu à notre vie adulte, cette structuration psychique névrotique peut nous entraver terriblement et il convient en quelque sorte de la réactualiser et de la dépasser.

C’est précisément ce à quoi s’emploie la psychanalyse.

Elle permet de soigner la dépression par les effets qu’elle induit sur le psychisme jusqu’à le transformer.

Nous pouvons ainsi nous libérer et accéder plus normalement à l’amour et au travail au sens ou Freud les entendait.

C’est-à-dire en tant que fondement du bonheur humain.

L’amour étant compris au sens large de faculté de construire des relations sociales et le travail au sens de capacité d’entreprendre et de mener à bien des projets, au delà de la seule activité consistant à gagner de l’argent pour vivre.

Nous pourrions également dire que la psychanalyse permet d’ouvrir une nouvelle porte sur le monde et d’accéder à notre vrai désir.