Le divan semble être associé très étroitement à la psychanalyse au point d’en être un peu le symbole. Pourtant, c’est un peu par hasard que Freud eu l’idée d’allonger ses patients au début de sa pratique psychanalytique. Il se trouvait en effet souvent gêné par l’exigence du regard qu’impliquaient les séances en face à face. Soutenir un regard peut en effet distraire le psychanalyste de sa concentration sur la parole et les mots du patient, mais aussi influencer le...

Qu’est-ce que les psychanalystes appellent le transfert ? Et pourquoi a t-il une telle importance ? Pour comprendre ce phénomène, ayons à l’esprit que lorsque un patient se confie à un analyste, les choses se jouent à deux niveaux. Il y a ce que le patient raconte mais aussi comment il le raconte et à quelle place il met sans même s’en rendre compte l’analyste à qui il croit destiner son récit. Nous pouvons ainsi distinguer le niveau conscient (ce que dit le patient avec des...

Un article très intéressant publié sur Médiapart de Juan-David Nasio.

Qui n’a pas déjà entendu parler de l’inconscient, cette notion phare de la psychanalyse ? Elle est devenue si célèbre (et ceci témoigne du retentissement incroyable qui fut celui de la psychanalyse) qu’elle est entrée dans le langage courant et que chacun pense avoir une petite idée à son sujet. Savez-vous pourtant que l’inconscient n’existe pas ? Pour Freud en effet, l’inconscient était avant tout une hypothèse pratique et en aucun cas une zone localisable avec précision...

Dans la question de la dépression, la psychanalyse part de l’hypothèse que celle-ci est liée à la structuration psychique singulière d’un individu et qu’elle est très profondément ancrée. Il semblerait donc que les techniques thérapeutiques qui ne mettent pas au travail les fondements de la personnalité ne procurent pas des effets satisfaisants ou du moins durables. La psychanalyse n’a toutefois pas l’ambition de pouvoir traiter toutes les formes de dépression. Elle est...

On me pose assez régulièrement la question. Sachant que dans ce cas, mon interlocuteur est souvent disposé à ironiser et à laisser entendre que des cures interminables arrangent avant tout bien les psychanalystes qui peuvent ainsi « fidéliser » (ce qui veut en fait dire « rendre dépendant ») leurs patients et ainsi se garantir des revenus confortables (évidemment) pendant longtemps. J’imagine qu’il doit exister parmi les psychanalystes quelques escrocs et quelques praticiens...

Je rencontre désormais tellement souvent des gens qui souffrent au travail, qu’il me semblait judicieux d’essayer d’identifier ce qui dysfonctionne dans nos entreprises contemporaines. Le principal défaut des grandes entreprises actuelles est à mon sens ce que j’appellerai l’hyper rationalisme. C’est à dire une sorte de « pensée de mécanicien » qui voit l’entreprise comme une entité rationnelle et rationalisable et qui imagine que l’être humain peut être mené de la...

Le plus couramment, c’est une certaine souffrance (pour ne pas dire une souffrance certaine) qui nous pousse à aller consulter un psychanalyste, lorsque nous avons compris que nous avons tendance à vivre des situations toujours semblables et que nous ne savons plus comment nous en sortir. Au début, nous imaginons que le psychanalyste possède un savoir que nous n’avons pas et que celui-ci va nous dire ce qui ne va pas chez nous, un peu à la façon dont le ferait un médecin. Pourtant,...

On me demande souvent pourquoi faire une psychanalyse. Il ne s’agit déjà pas à proprement parler de chercher une guérison. Lorsque notre corps est malade et que nous allons voir un médecin, nous voulons légitimement guérir. Lorsque nous envisageons de faire une psychanalyse, il en va différemment. Mais attention. Cela ne veut pas dire qu’une psychanalyse n’aura pas d’effet. Elle s’occupe en effet de ce qui relève du « mal-être » d’une façon générale. C’est-à-dire...